QUI SOMMES-NOUS ?
Nous sommes cinq voyageurs français et belges, âgés entre 22 et 38 ans, qui avons eu le plaisir de faire un bout de chemin ensemble en Bolivie. En tant que routards au long cours (périples compris entre 3 mois et un peu plus d’un an), nous voyageons à tout petit budget, au plus près de la réalité, nous déplaçant en bus locaux déglingués, mangeant sur les marchés ou dans la rue et dormant dans des petits hôtels locaux très modestes ou chez l’habitant. On peut raisonnablement dire que nous sommes des routards flexibles et expérimentés, et tout sauf des simples touristes exigeants, pinailleurs ou ethnocentriques. Cette précision a son importance, pour que tout un chacun comprenne bien la légitimité de nos griefs et le caractère objectif de nos commentaires.
POURQUOI CE BLOG ?
Pour mettre les voyageurs en garde contre les pratiques honteuses de l’agence de voyage Grano de Oro, basée à Tupiza (Bolivie), et plus particulièrement l’un de ses chauffeurs, le consternant Arturo.
EN DEUX MOTS
Souhaitant faire un tour réussi de la fameuse région du Sud Lipez et du Salar d’Uyuni, nous nous sommes rendus spécialement dans la ville de Tupiza, pour y louer les services de l’agence Grano de Oro, qui jouissait d'une excellente réputation, tant dans la communauté des routards qu'auprès des internautes. Afin de profiter pleinement de cette région unique au monde, nous avons opté pour le tour le plus long et le plus cher, d’une durée de 6 jours. Malheureusement, sans aucune raison, nous avons été traités comme des chiens par notre guide, qui au terme du tour nous a plantés à 4 300 mètres d’altitude sans nourriture.
LE DÉTAIL
Jour 1 – Notre tour devait démarrer à 8h, mais nous avions prévenu l’agence que nous n’arriverions que vers 8h30, car nous avions des formalités à effectuer. A 8h20, nous nous présentons devant le véhicule, saluons avec le sourire notre guide-chauffeur Arturo, qui nous balance un « buenas tardes » plutôt glacial (pour les non-hispanophones, cette salutation ne s’utilise que l’après-midi). Face à notre surprise, il précise « ben oui, vue l’heure à laquelle vous vous pointez ! ». Le ton est donné…Pendant tout le reste de la journée, il se montrera froid, ne nous donnera que peu d’informations, et ronchonnera ouvertement quand nous baisserons la fenêtre pour prendre des photos, au motif que cela fait entrer de la poussière dans son véhicule, qui est pourtant censé nous conduire sur des pistes pendant une petite semaine.
Jour 2 – Au lieu de nous dire bonjour, et de nous répondre quand nous le saluons et lui sourions, Arturo se contente de nous aboyer « Vos sacs ! ». Une fois en route, nous constatons rapidement qu’il est impossible de baisser les fenêtres pour prendre des photos : n’ayant jamais peur de nous prendre ouvertement pour des imbéciles, Arturo nous répond que les moteurs électriques ont gelé pendant la nuit à cause du grand froid qui règne à ces altitudes. Malgré quelques tentatives diplomatiques de notre part, rien à faire, et à vrai dire nous sommes initialement stupéfaits et incrédules. Mais c’est quoi ce délire ?! L'ambiance devient lourde, pesante. En milieu de matinée, nous arrivons à un point de contrôle marquant l’entrée d’un parc naturel. Arturo s’absente quelques instants au bureau des gardes, et revient avec une nouvelle insensée : le véhicule n’étant pas enregistré (car n’ayant pas payé la taxe officielle), nous ne pouvons pas entrer et allons devoir changer d’itinéraire ! D'après lui la réglementation a changé il y a deux jours, mais l’argument n’est pas recevable car les agences ont évidemment été prévenues…et cela fait en réalité deux-trois semaines que cette directive est en vigueur. Mais là encore Arturo nous prendra pour des cons et nous mentira du début à la fin. Nous camperons sur nos positions, ne nous laisserons pas faire, et après bien des palabres parviendrons à convaincre les gardes de nous laisser passer. Mais le mal est fait, et nous commençons à être excédés par le manque de professionnalisme et le j’men foutisme affiché de notre guide, ainsi que son côté particulièrement antipathique. L’ambiance est en effet des plus lourdes, malgré nos efforts et notre sincérité.
Jour 3 – Toujours la même ambiance pourrie, toujours le même guide qui ne dit même pas bonjour le matin, qui ne cherche pas à passer du temps avec nous le soir, et qui ne nous répond même pas quand on le croise et on lui sourit. Autour de nous les autres groupes dînent avec leurs guides, avec qui ils boivent des coups et jouent aux cartes. Nous ne comprenons pas du tout ce qui se passe, d’autant que nous cherchons à nous montrer sociables, discrets et sympas avec lui. Nous avons beau essayer de donner un coup de main pour décharger le véhicule ou ranger les plats après les repas, nous avons beau sourire et être polis, nous avons beau redoubler d’efforts…rien à faire, et nous ne comprenons toujours pas ce qui se passe, bon sang !
Jour 4 – Nous marquons une agréable pause-déjeuner au milieu du magnifique salar d’Uyuni. Il fait beau, nous savourons les paysages éblouissants de beauté, mais arrive l’heure de repartir. L’arrière du 4x4 est garé à deux mètres de notre table, car c’est plus facile pour charger/décharger. Plutôt que de nous parler et de nous dire le plus simplement du monde qu’il faut y aller, Arturo, dans son style bien à lui, choisit de démarrer le moteur de son gros 4x4, dont l’échappement donne directement sur nos assiettes…Cinq secondes plus tard, nous sommes noyés dans un nuage de fumée d’échappement irrespirable, tandis qu’Arturo attend derrière le volant et donne occasionnellement quelques coups d’accélérateur pour nous narguer…Une fois de plus c’est tellement énorme qu’on est sciés sur place, qu’on en a les bras qui tombent. Ce soir-là nous devions dormir dans un hôtel de sel, comme le prévoit le programme de l’agence. Arrivés à l’hôtel en question, nous sommes stupéfaits d’apprendre qu’il est complet…et que nous n’avions pas de réservation. C’est pourtant un tour que cette agence effectue toute l’année plusieurs fois par semaine ! Nous frappons à différentes portes, sans succès, et commençons à être inquiets car Arturo est de toute évidence coincé, sans solution. Nous trouvons heureusement un hébergement pour la nuit et atterrissons finalement dans l’adresse la plus pourrie du village. C’est le genre d’établissement auquel nous sommes habitués, mais vu le tarif payé et vu le programme pour lequel l’agence s’était engagée, nous nous sentons une nouvelle fois floués (sans parler des détournements manifestes et assumés de nourriture). Et là encore, Arturo montre clairement qu’il s’en fiche royalement. Depuis quatre jours les incidents se multiplient, et l’ambiance est exécrable, sans aucune raison logique. Nous essayons donc d'avoir une explication avec Arturo, et serons alors consternés par sa bêtise sans nom, sa puérilité et son absence totale de professionnalisme et de sens des responsabilités. Nous lui exposerons calmement et respectueusement nos griefs, cherchant à ouvrir un dialogue, en adultes responsables. Sa réponse sera consternante : « si ça vous va pas, je vous ramène à Uyuni et l’agence vous remboursera les deux jours qui manquent » (ce dont nous doutons fortement !). Il ne cherchera à aucun moment à écouter, à faire preuve de remise en question, à essayer de voir ce qui pouvait clocher ; rien ! Alors que depuis 4 jours nous encaissions les coups sans broncher et surtout sans rien comprendre, il nous balancera que nous étions des clients impossibles à gérer (on croit rêver !), et que « quand ça commence mal, ça ne peut que terminer mal ». Mais c’est pourtant lui qui plombait l’ambiance depuis le départ ! Et que même en imaginant que nous ayons notre part de responsabilité, on pouvait bien se parler et se comporter en adultes, non ? Et bien non, pas pour Arturo, qui se comportera comme un enfant d’une malhonnêteté intellectuelle et d’une mauvaise foi proprement impensables pour un homme de 35-40 ans. Son QI devant être inférieur à celui d’une moule de bouchot trisomique, toute remise en question était au-dessus de ses capacités. Alors que nous n’avions strictement rien à nous reprocher, nous exprimerons nos regrets quant à l’ambiance délétère, lui prierons de nous excuser si nous l’avions froissé sans nous en rendre compte, l’inviterons à communiquer le plus possible avec nous en cas de souci, l’inviterons à partager nos repas et nos soirées s’il le souhaite (sans engagement) et montrerons notre enthousiasme et notre motivation pour que ce tour se termine dans une bonne ambiance. Franchement, à part un numéro de claquettes, on aurait pu difficilement faire mieux. Il s’engagera de son côté à faire des efforts, et nous voilà repartis sur des bons rails…du moins on l’espère.
Jour 5 – Au matin les bonnes résolutions semblent porter leurs fruits. Arturo esquisse quelques sourires, ô miracle répond quand on lui dit bonjour, et fait un petit effort au niveau des explications touristiques. Il faut quand même préciser qu’un jour, quand on lui avait demandé de quand datait telle formation géologique, il avait haussé les épaules et répondu d’un ton méprisant « mais qu’est-ce que j’en sais moi, j’étais pas né ! ». Faut quand même le faire, non ? La veille lors de nos houleux échanges, il nous avait balancé qu’il était chauffeur et pas guide, qu’il n’était là que pour nous conduire et pas pour être notre pote…Bref, ça semble aller mieux, mais arrivés à l’heure du déjeuner, petit souci. Alors que jusqu’à présent la nourriture préparée par notre gentille et discrète cuisinière était goûtue et copieuse, voilà ô surprise que ce déjeuner est horriblement salé, à la limite du mangeable. Immédiatement nous commençons à avoir des doutes, mais naïvement lui accordons le bénéfice du doute. Peut être est-ce un accident ? Malheureusement, il n’en est rien, et les repas suivants n’iront pas en s’améliorant. Le soir-même, rebelote. Nous devrons insister lourdement pour avoir l’en-cas de 17h qui jusqu’à présent était toujours servi, et le dîner s’avèrera à nouveau immangeable…Voilà donc comment réagissent deux adultes, théoriquement professionnels du tourisme, parce que cinq touristes polis, discrets et respectueux, ont osé entamer un dialogue et leur demander pourquoi diable ils étaient traités comme de la merde depuis quatre jours ! Que faire face à tant de puérilité et de stupidité ?!
Jour 6 – Le tour a beau avoir été totalement fabuleux sur le plan touristique (et constituer pour chacun d’entre nous l’un des plus grands moments de nos voyages respectifs), c’est avec soulagement que nous entamons cette dernière journée, sachant que nous allons nous débarrasser de cette plaie de « guide ». Visiblement c’est partagé car pendant toute la matinée on nous pressera ouvertement et sans motif légitime (car nous avions en réalité largement le temps de profiter des attractions). Habituellement copieux, le petit-déjeuner sera des plus frugaux. Ne reculant devant aucune mesquinerie digne d'une gamine vicelarde et pas très fûtée, la cuisinière avait pris soin de nous donner un nombre de pains inférieur au nombre de personnes. En tout et pour tout ce matin-là, nous aurons droit à une tasse de café et 0,8 pain sec par personne. Il était 6h du matin, autant dire que ça allait être dur de tenir jusqu’au déjeuner. Mais ça formait un tout, dans cette sorte de guerre psychologique que nous ont mené le guide et la cuisinière dès la toute première minute de ce tour. Nous enchaînerons les visites au pas de course, et à midi arriverons au refuge où devait se terminer notre escapade. Situé au milieu de nulle part à 4 300 mètres d’altitude (voir photo), il était distant de quelques kilomètres de la frontière avec le Chili, notre prochaine destination. D’après le programme, nous devions être déposés au refuge, où Arturo et la cuisinière devaient nous préparer notre dernier repas, avant de nous quitter et de rentrer à Tupiza. Arturo est donc monté sur le toit du 4x4 pour nous donner nos sacs et nous inviter à nous installer. Nous sommes allés déposer nos sacs dans la chambre, et en revenant quelques instants plus tard devant l’entrée nous n’en croirons pas nos yeux…en voyant un panache de poussière s’éloigner au loin, et plus aucun véhicule. Oui, ils s’étaient barrés, « comme ça », nous plantant comme des moins que rien, sans un mot, sans un au-revoir et sans nourriture, au niveau de ce refuge perdu, alors que nous n’avions plus un sou en poche (et qu’ils le savaient) ! Nous étions abasourdis, incrédules, partagés entre l’abattement, l’incompréhension et une rage folle. Comment était-ce possible ?! Comment pouvait-on traiter les gens ainsi ?!
LE MOT DE LA FIN
C’est donc en apothéose que ce sera terminée notre mésaventure avec l’agence Grano de Oro et l’infect et détestable Arturo. De la première à la dernière minute, son comportement aura été odieux envers nous, et à ce jour et en toute honnêteté et humilité nous ne voyons aucune explication logique. Et même si quelque magicien farfelu nous sortait de son chapeau une explication toute faite, rien, absolument rien ne justifie ou ne peut excuser pareil festival de coups bas, d’antipathie, de mauvaise foi et de puérilité. Inexplicable, l’agression a été caractérisée et totalement gratuite. Malgré nos efforts, ce récit ne peut pas correctement retranscrire la réalité, car tout est dans l’expérience et le contexte très particulier. Imaginez-vous juste passer 6 jours enfermé dans un 4x4 avec un type incroyablement antipathique qui, sans aucune raison, vous méprise ouvertement et multiplie les coups bas. De quoi devenir dingue, croyez-nous !
Nos voyages respectifs ont été longs et riches, ils nous ont permis de traverser de très nombreux pays et de vivre d’innombrables expériences authentiques toujours au contact des populations locales. Qu’il s’agisse des plus jeunes ou du plus âgé (et ses nombreuses années passées sur la route), nous n’avons jamais rencontré de personnes aussi méprisables et néfastes que Arturo. Jamais nous n’avons accumulé autant d’expériences malheureuses qu’en Bolivie, un pays pourtant riche et magnifique. Ce pays et cette région inoubliable qu’est le Sud Lipez méritent vraiment le détour, mais nous vous mettons solennellement en garde : ne choisissez pas l’agence Grano de Oro à Tupiza, et surtout évitez à tout prix cette ordure d’Arturo ! Il roule en Toyota Land Cruiser immatriculé 2332-GER, et travaille apparemment en freelance pour diverses agences ; il se peut donc que vous le croisiez ailleurs, alors gare à vous !

3 commentaires:
salut les voyageurs
C'est bien de raconter votre expérience et c'est bien dommage que vous ayez rencontré des gros soucis lors de votre tour en Bolivie.
par contre faire de votre cas une généralité concernant Grano de oro et appeller au boycott de cette agence, je trouve ça moche et stupide.
Surtout que comme vous le précisez, le chauffeur que vous avez eu semble travailler en freelance.
Donc vous avez eu pas de bol, vous êtes tombés sur une période ou tous les chauffeurs de cette agence devaient être bookés et grano de oro a dû sous-traiter votre tour de 6jours (hors standard) à Arturo (qui a son agence à 50m), et qui n'a pas une super réput sur le net.
Grano de oro est responsable de ce qu'ils font, c'est clair. Mais pour ma part et pour un nombre incalculable de voyageurs, ça s'est passé magnifiquement, sachant que tous les chauffeurs sont évalués en fin de tour sur une petite fiche que tu remplies, ils font tous le max pour que ton séjour se passe bien
bref, pour résumer à tous les voyageurs: continuer de partir avec grano de oro mais veiller à ce que ce soit bien un chauffeur de chez eux qui vous emmène
séverin (qui vient de passer 5 jours dans le Sud Lipez avec sa femme et ses deux gosses de 2ans1/2 et 5 ans via Gran de oro)
Bonjour a tous,
Je veux aussi dire que nous nous avons passé un tour excellent et incroyable avec El Grano de Oro. En effet, de tout ce que j'ai des autres tour ces jours, El Grano de Oro est simplement superieur aux autre tour.
Je m'excuse pour mon français. Por plus d'information en anglais, espagnol, néerlandais ou français vous pouvez me contacter a hendrickxp77@gmail.com . Mais en réalité ca serait mieux quitter cette blog del internet... C'est honteux de faire tel blog pour une expérience. Pourquoi ne pas contacter Silvia?
Salut
Peter Hendrickx (Belgique)
Bonjour,
J'ai mois aussi effectué un merveilleux tour avec Grano de Oro. Notre Guide s'appellait Ronald, et c'est le meilleur guide que j'ai eu l'occasion de rencontrer, tous voyages et pays confondus ! :)
Si je comprend totalement votre rage envers cet Arturo, qui visiblement semble bel et bien être un immense couillon, je pense que votre blog devrait viser seulement ce troufion et pas Grano de Oro. Alors soit, ils ont une certaine responsabilité vu qu'ils ont choisi de sous-traiter à ce rat, mais Silvia, la patronne est une bonne femme incroyable, ses guides sont tout autant incroyable et tous ceux à qui je l'ai conseillé se sont déclaré plus que ravis :)
C'est pas cool pour Silvia, parce quand on écrit "Grano de Oro, Tupiza" sur google, votre blog est le 2ème ou 3ème lien à apparaitre... :/
Donc à tous ceux qui lisent ça, N'hésitez pas à choisir Grano de Oro, c'est une super agence avec un excellent rapport qualité prix, les guides sont locaux, ils en connaissent une tonne sur la région, ils sont serviable, les cuisiniers sont excellents, cest vraiment la classe ! Mais effectivement, assurez vous de ne pas être sous-traité, et faites particulièrement attention à ce rat d'Arturo qui semble être un sombre enfoiré.
Respect à vous quand même d'avoir pu supporter une telle ambiance pendant 6 jours...c'est pas facile quand on est perdu au bout du monde, entre 4000 et 5000 m d'altitude, enfermé dans une jeep, à des centaines de kilomètres de toutes civilisation....
Enregistrer un commentaire